vendredi 18 septembre 2009

Humains 2.3435363

" - C'est vrai, quoi. La monotonie de ce monde est affolante," fit le ministre de l'Innovation Génétique.

Les chercheurs et ingénieurs généticiens invités à cette rencontre au ministère attendirent sagement la suite. La salle était pleine. Le nombre réduit de personnes attenant à la caste et leur regroupement au centre de recherche Albert Jacquard rendait néanmoins inutile le coûteux système de télétransmission au-dessus de leur tête. Le fait que le contenu de ce discours soit tacitement confidentiel y était aussi pour quelque chose, évidemment. Cela n'empêchait pas certains des plus brillants génotypes présents de dodeliner de la tête après la digestion du midi. La plupart des personnes réunies pensaient juste qu'il allait demander la création de nouveaux sous-profils humains pour une quelconque profession militaire ou d'importance stratégique, mais ceux qui avaient déjà eu vent des lubies de leur nouveau patron étaient un peu plus méfiants.

" - Pourquoi n'y-t-il que des humains à quatre membre ?". La question provoqua un certain remous amusé parmi les personnes présentes. Ou comment perdre toute crédibilité quarante-huit heures après sa nomination par la caste de Direction. A moins que ce ne fut une blague.
Personne n'osa cependant risquer un abaissement de la cotation de son profil génétique en le lui demandant. De toute façon, aux yeux du ministre Stéphane Leclerc-DuRoubaisis, la question était parfaitement rhétorique. Il ne comprit pas le vague remous de l'auditoire et l'interprétât comme une marque d'intérêt.

" - Les Espagnols viennent de sortir leur nouveau modèle de soldats amélioré _les ES 45. Le moindre d'entre eux a une peau solide comme celle d'un rhinocéros et avec un si bon camouflage que les uniformes militaires ne sont plus nécessaires. Je ne vous cache pas que les ministres de l'économie et de la défense sont très envieux de leurs performances."

L'avance des généticiens espagnols en ce domaine était patente. Les EF 09, surnommé "les chiens de guerre", les derniers modèles d'élite mit au point par la France avaient été un véritable fiasco. Oh, ils avaient des excuses: le gouvernement avait tardé à donner son autorisation pour les recherches, un obscur décideur était resté sur une base proche du vieux modèle Européen réputé alors être l'un des plus performants du monde. Du moins, jusqu'à ce que l'un des individus de cette caste ne devienne fou et fasse exploser son camp militaire avant de disparaitre sans laisser de trace. Pour le coup, les tribulations du passé avec le paquebot Charles de Gaulle ou le Concorde faisaient piètre figure. Le scandale avait atteint une échelle internationale et l'humiliation, tant pour les généticiens qui les avaient conçu que pour l'armée et la nation, énorme. Pour éviter d'autres "incidents" du même genre, il avait fallu détruire par prévention toutes les troupes d'élite (heureusement, ce genre de détachement amélioré ne faisait en tout et pour tout qu'un peu plus de milles personnes, enfants et reproducteurs compris, le gros des troupes de choc reposant sur d'autres modèles).
Du coup, la pression exercée par le gouvernement était énorme pour trouver une solution miracle afin de faire rapidement oublier ce désastre.
Il fallait rebondir rapidement, tous le savaient très bien, y comprit le ministre. Mais où voulait-t-il en venir avec ses quatre membres ?

" - Pendant des millénaires, l'humanité a eu des aspirations, des rêves. Et je crois que dans nos profils génétiques respectifs, nous avons perdu cette part de rêve."
Remous dans l'assistance. Critiquer le profil génétique de quelqu'un était une énorme insulte, l'une des favorites des basses castes. Inimaginable dans la bouche d'un homme comme Stéphane Leclerc-DeRoubaisis, et pourtant cela s'en rapprochait beaucoup, en plus subtil. L'affront était tout particulier envers des personnes chargées justement de mettre en place lesdit profils.

" - C'était sans doute préférable", continua-t-il au grand soulagement de tous, "mais il reste des choses dont nous pourrions nous inspirer pour l'avenir.
Dans les archives, j'ai eu accès à quelques-unes de leurs aspirations. L'une des plus récurrentes d'entre elle était des hommes avec des ailes. Non à la place des bras, mais en plus. Dans le dos."

il s'apprêtait à continuer, sauf que ses auditeurs éclatèrent de rire. Il les regarda sans comprendre et répondit quelque chose à côté de la plaque.
" - Oui, je sais, c'est assez comique quand on voit ça la première fois, mais si on prends l'idée au sérieux une seconde..."
Le brouhaha ne cessa que difficilement. Cette perte de contrôle risquait d'être dommageable pour le cotation future des profils génétiques sélectionnés pour la génération suivante. Aussi chacun fit des efforts _un peu désespérés_ pour retrouver son calme.
La conférence se termina un peu plus tard, le ministre ayant expliqué qu'il entendait que l'ingénieurie génétique française franchisse un pas semblable à celui de la marche sur la Lune pour l'aéronautique.

Dans un café, quelques heures plus tard...
" - Il faudra bien quelqu'un lui explique que ce n'est pas possible. Mais qui ?"

Hélène Defoert et Jean-Marc Finkriek s'étaient rencontré dans le laboratoire chargé de travailler sur de la génétique fondamentale et les mécanismes de pointes du développement, et s'y trouvait encore. Il s'agissait pour l'essentiel de savoirs qui au mieux ne donneraient pas d'applications concrètes avant trente ans. Autant leur charge était très respectée par leurs collègues et le gouvernement (du moins, pour ceux qui méritait vraiment leur appelation de membre de haute caste), autant ils gardaient pour eux le plus de doute quand à certaines décisions de leurs dirigeants. Les deux quadragénaires se ressemblaient fort, même nez en bec d'aigle, même yeux bleus et cheveux bruns ondulés. Et pour cause, ils étaient issus comme toute leur caste d'un petit nombre de reproducteur, parmi l'élite de la génération précédente, qui allait donner toute la suivante. Ce n'étaient pas des clones (leur santé plus fragile ainsi que leur coefficient intellectuel souvent moindre faisait qu'on évitait absolument leur production quand ce n'était pas indispensable). Ce système était utilisé pour toutes les castes à l'exception naturellement des hors-castes et des dirigeants car, paradoxalement, plus une caste était bien vue socialement plus une forte diversité génétique était bien vue. Après tout, n'avoir que des techniciens de surface identiques n'étaient pas gênant, mais au niveau de postes à responsabilité spécialisés comme le ministre de l'innovation génétique, comme il n'y avait qu'un seul poste pour un pays on entretenait un vivier permettant un choix large de profil différents.
A côté d'eux, un jeune garçon de seize ans, Baptiste, écoutait ses aînés avec la délicieuse sensation de faire quelque chose d'interdit. Il était d'une des générations suivantes de scientifique et à la fin du collège des castes supérieures (les petites années des jeunes générations, n'étant pas encore très affinées, avaient une éducation commune, avant de se spécialiser en différents profils), et se destinait déjà une fois entré en lycée de science et technologie à être accepté en génie génétique humain, une sous-discipline prestigieuse (quoiqu'il avait un faible pour l'histoire de l'art, mais cette discipline ne lui était pas accessible selon son profil).
Hélène et Jean-Marc n'étaient pas ses parents ni même ses tuteurs, mais un obscur technocrate leur avait confié la garde du garçon le temps d'un stage pendant les vacances d'été. La cohabitation se passait plutôt bien, les deux généticiens trouvant amusant cette reconstruction d'une famille à l'ancienne et le jeune homme profitant de l'expérience ou des anecdotes de ses tuteurs. Ce qu'il préférait le plus finalement, c'était ces instants où ils remettaient en douce en question les fondements de la société. La fiabilité du gouvernement, par exemple. Ou quand ils insinuaient aussi qu'ils venaient d'assister à des réunions secrètes sur le devenir d'une future fraction du genre humain français (ou GHF pour l'acronyme courant).

" - Peut-être Pierre, le directeur, il a déjà gagné le droit à la diffusion de son profil génétique et les ovocytes sont déjà fertilisés. Certains seraient déjà réimplantés, à ce que j'ai entendu dire dans les couloirs. Il est tout indiqué pour s'en charger.
- j'ai des doutes. Il n'a jamais été spécialement courageux... Tu te souviens lorsque les expériences de Charlotte ont voulu porter sur les introns dans les gènes des allozymes et la diversité neutre du macaque Rhésus ?
- Excusez-moi... " Interrompit Baptiste. "Mais pourquoi êtes-vous si sûr que c'est impossible, ce que heu.... quelqu'un vous a demandé ce matin ?
" - Ah oui, c'est vrai que tu n'as pas encore commencé l'embryologie ni les gènes du développement." Réalisa d'un coup Jean-Marc.
"- ce n'est pas avant la fin du tronc commun avec les autres disciplines scientifiques. Dans trois ans " soupira l'adolescent de façon théâtrale.
Hélène sortit un stylo de son sac à main et commença quelques schéma sur sa serviette en papier.
" - le problème vois-tu, tiens dans notre marge de manœuvre au niveau de la formation des structures très complexe. Voler par exemple, nécessite plusieurs adaptions: un allègement maximal de la structure, une oxygénation suffisante en altitude pour battre des ailes, une superficie alaire optimale, une certaine rigidité de la structure et ainsi de suite. ça fait donc énormément de modification vis-à-vis du type humain standard.
- Mais on pourrait quand même les faire ces modifications ? Je veux dire, il suffit d'aller chercher les gènes chez les oiseaux...
- Eh bien en fait non, car il faudrait tout un ensemble de gène, pour les plumes d'abord, ce qui reste faisable, l'allègement de la structure, en creusant les os, mais il faudrait alors réussir à faire pousser un organe entier, une glande qui sert aux oiseaux à pallier à la non production de cellules sanguine par les os puisqu'ils ne contiennent plus de moelle. Et les oiseux disposent de muscles énormes rattachés à un sternum surdéveloppé et au bréchet pour actionner le mécanisme. Je te laisse imaginer la monstruosité que ça donnerait chez un être humain: un torse hyper-bombé, gagnant plus de cinquante centimètres d'épaisseur dans le meilleur des cas... Sans doute davantage.
- Mais maintenant que l'Espagne a commencé à donner un aspect vraiment monstrueux à ses soldats, ce n'est pas qui va poser problème, si ?
- D'un point de vue théorique, pas vraiment. Là où ça va vraiment être très difficile, ce sera au niveau de garder les bras ET les ailes."
Jean-Marc prit le relais en finissant son café noir.
" - Lors de la formation d'un embryon, les transformations sont induites les unes par les autres selon les molécules contenues dans les cellules. Cela veut dire qu'une zone ou une partie de l'embryon peuvent "induire" des modifications sur d'autres. Lors de la fécondation d'un ovule, le fait qu'à l'intérieur tout un type de protéine soit d'un côté seulement fera que lors des premières divisions, il y aura d'un côté des cellules avec des fameuses protéines et d'autres, non. Plus tard lorsque les différents tissus auront commencés à se différencier, on observera des inductions différentes: la présence de tel tissus près de tel autre va sécréter des substances qui vont modifier son développement, et qui pourront à leur tour agir sur d'autres structures, permettant l'apparition de structure spécialisés. Dont la ceinture scapulaires de laquelle parte les bras. Pour mettre des ailes, il faudrait rajouter des os, donc une deuxième paire de bras pour commencer, la modifier sans affecter l'autre paire ou le moins possible, et rajouter ensuite ces fameux énormes muscles et l'irrigation sanguine correspondante. "
Les gribouillis sur la serviette en papier ne ressemblaient plus à grand chose à force d'être obscurcis.
Baptiste insista. Les deux adultes se demandaient parfois si l'obstination du garçon à comprendre était d'origine génétique ou environnementale. Sa bouille ronde ne laissait rien présager de la façon dont il pouvait essayer d'aborder un problème sous tout les angles.
" - Mais on pourrait commencer par faire des humains avec des ailes à la place des bras, pour débuter non ?
- Je ne crois pas que ça nous apprendrait où caser toute cette chair et ces muscles supplémentaires.
- Avec une membrane entre les bras et les jambes alors ?
- A la façon d'un écureuil volant ? Mouais, il faudra sacrément agir sur la longueur des bras et des jambes, mais en partant d'une base filiforme, on pourrait peut-être obtenir une surface portante suffisante...
- Ou alors, lança Hélène, on envoie un message anonyme au gouvernement pour lui faire remarqué que les humains volent déjà depuis très longtemps, mais avec un machin qu'on appelle un avion..."
La plaisanterie ne fit pas réunir les deux hommes, occupés à retourner une dernière fois le problème dans tout les sens.
" - Ou alors il faudrait dépasser le tabou de l'apparence humaine. Les hispaniques ont déjà entre-ouvert la porte, ne reste plus qu'à l'enfoncer tout à fait..." Jean-Marc venait de parler tout haut, sans s'en rendre compte.
" - Qu'est ce que c'est un tabou ? Encore un gros problème technique ?" interrogea aussitôt Baptiste.
" - Non, plutôt une habitude que l'on maintient pour ne pas froisser la société. Tu as remarqué aussi que tout les sous-types humains étaient relativement ressemblant les uns des autres ? Les différences physiques ne sont que des affaires de proportion, plus ou moins de ceci, plus ou moins de cela, c'est tout. Même un technicien de surface pourrait se faire passer pour un membre de la plus haute caste, correctement déguisé. Mais fabriquer de véritables chimères à cerveau humain, personne ne l'avait encore osé... "

Jean-Mark ne termina pas sa phrase. Chacun essaya d'imaginer un monde proche où des créatures spécialisées prendrait la place des humains "ancienne version". Les améliorations avaient déjà été conséquentes depuis l'autorisation du néo-eugénisme, qui s'était contenté de chercher les meilleurs gènes qui existaient déjà dans la nature. Une part de variation subsistait bien entendu, mais contrôlée, maîtrisée. Quelle diversité y aurait-il maintenant ? Non, de toute façon les infrastructures n'étaient pas adaptés. C'était se donner trop de mal pour rien.
" - J'y vais, conclu Hélène. Quelqu'un doit lui expliquer cela discrètement que ce n'est pas possible avant que l'idée ne fuite à l'étranger et nous ridiculise une fois de trop."

Beaucoup plus tard, dans le bureau de Stéphane Leclerc-Duroubaisis, Hélène lui présentait son dossier complet, d'une vingtaine de page, expliquant les possibilités réelles des manipulations génétiques actuelles en terme simplifié et la meilleure façon de faire un compromis entre l'innovation et des coûts acceptables. Elle n'avait pas commis l'erreur de faire un jugement d'opinion, ne donnait que ce qui était apparemment de l'information, mais allant dans son sens. Silencieuse, elle attendait que le ministre se rende à la seule conclusion possible.

" - Bon, effectivement, quelques ajustements seront nécessaires. Je vous remercie d'avoir porté à ma connaissance ces questions techniques, en effet."
La jeune femme sourit intérieurement. La haute caste, celle au sommet des castes supérieures, n'était qu'un vide sous son titre ronflant. Lorsqu'on savait parler à ses membres, utiliser leur fatuité était un jeu d'enfant _d'enfant doué cependant. Le tout, pour s'adresser à un dirigeant, était de lui faire croire que les décisions venaient de lui et que les généticiens n'étaient que des "techniciens". Très habitués à débattre franchement entre eux, quitte à s'invectiver un peu et presque aussi orgueilleux que la haute caste, peu de scientifiques avaient la souplesse d'esprit et le tact pour s'adresser à des gens encore plus sûr qu'eux d'avoir toujours raison.

" - Je vais donc devoir revoir nos objectifs à la baisse, hélas." Il fit craquer ses phalanges, mit son menton entre ses mains, et sourit. Il était assez bien fait de sa personne, pour son génotype. Mais cela évitait très certainement qu'on s'interroge trop souvent sur le contenu du cerveau derrière. Il était bien fait. On avait envie, en le voyant _tant qu'il restait muet_ de se dire qu'il avait une véritable intelligence derrière, un esprit calculateur qui pourrait aller loin, mais après...

" - Un autre élément important du folklore ancien était des créatures humanoïdes se nourrissant de sang humain. C'était un mythe très populaire. Il étaient plus fort, plus rapide, plus beau aussi et fuyaient la lumière comme la peste. Enfin, l'auraient fait s'ils avaient vraiment existé. Pensez-vous que ce serait à notre portée, madame Defoert ?
Les supputations de la jeune femme quand aux pensées du ministre s'envolèrent. Elle se détendit, en revenant sur des questions purement techniques.
- Oh, nous pourrions nous partir d'une base comme un génome de soldat, et simplement allonger les canines. L'esthétique sera un point plus complexe à aborder, mais pas infaisable. La faiblesse à la lumière, nous pourrions nous en passer évidemment.
- Comme vous dites. Et s'ils n'ont rien d'autres à manger, pourraient-ils utiliser du sang ?
- Oh, les adapter à un régime exclusivement hématophage serait très compliqué, mais s'il s'agit juste d'un substitut en cas de disette sur le champ de bataille, en complément disons, d'un régime classique, il n'y aura pas le moindre problème.
- Je vois que nous nous sommes compris.
- En effet. Bonne journée monsieur le ministre."

La jeune femme sortit l'esprit léger. Une chose la dérangeait cela dit: l'impression d'une escroquerie, l'impression que sa société vivait sur un mensonge, et d'en être la complice si ce n'est la prêtresse. Bah, se disait-elle dans ce genre de circonstance, de toute façon, personne ne l'écouterait. Autant sauver son génotype et éviter de passer pour détraquer.

Dans son bureau, Stéphane faisait craquer une fois de plus ses phalanges, en souriant sans que personne ne puisse le voir. Ce geste, pensait-il, l'avait beaucoup aidé lors des examens finaux de son cursus en déroutant ses examinateurs. Il le faisait encore souvent, pour la même raison mais aussi pour se détendre. Bien. Ce n'était que partie remise. De toute façon, ce n'étaient pas les idées qui lui manquaient. Il savait qu'il trouverait quelque chose pour faire la gloire de l'armée française, et la sienne. Sur un coin de son bureau, dissimulé sous quelques papiers, se trouvait l'avis de recherche du dernier soldat issus des troupes d'élite, celui qui avait massacré l'essentiel de son camp militaire à l'aide d'explosif. Il gardait ce document pour se rappeler de ne pas faire d'erreur. Qui sait, ils avaient peut-être quelques points communs...

Et maintenant les sources d'inspiration (car le sujet a été mille fois rebattu, après tout, donc c'est sans doute plus honnête):

Bienvenue à Gattaca
Les fables de l'Humpur, Pierre Bordage
Nouvelle Vie TM, Pierre Bordage
Le monde tous droits réservés, Claude Ecken

4 commentaires:

  1. Bonjour Lachésis,
    Je m'impatientais de voir une suite. Là voilà, donc.
    Humain 2.3435363? Y-a-t-il assez de décimales, oserais-je demander.
    Ton article se penche sur la volonté « normale » de construire des humains en fonction de leur « fonction ». L'homme qui valait 3 milliards, ou plutôt l'homme low-cost?
    Les robots prendront place d'après moi dans ce but, bien avant les humains. Le Japon sera probablement le leader dans le domaine.
    On prend moins de gants avec les hommes. Il n'y a que les sectes qui pourraient imaginer du cousu-main pour l'humain. Les fameuses cellules souches d'abord. Le clonage ensuite pour donner une soi-disant immortalité. Si les cellules souche, c'est pas toujours compris, l'immortalité, ça pas de problème.
    Mais tout est question de coût et de motivation. Et bien entendu de rêve.
    De toute manière, je ne vois pas ce genre de « sport » dans les mains d'un seul pays.
    Je me demande ce que dirait Albert Jacquard d'avoir été mis en tête dans l'article.
    L'évolution, il ne faut pas toujours essayer à la comprendre à mon avis. Pourquoi 4 membres pour simplement courir, pas d'ailes pour voler, des branchies pour vivre dans l'eau, alors que le nec plus ultra aurait été de prendre le meilleur dans chaque « discipline ».
    Pourtant, avec notre intelligence, on arrive à aller partout et à exercer ces disciplines par des subterfuges. Utopie ou gaz parfait? Utopie de penser pour vivre en permanence et dans le bonheur dans un milieu qui n'est pas le nôtre. Gaz parfait, comme l'homme, qui occupe tout l'espace qui lui est alloué. Le voilà à la conquète de Mars.
    La Science Fiction est souvent dépassée par la réalité, donc, wait and see. Le tripatouillage du gène pourrait très bien faire des choses que nous regretterions. Mais il y a l'éthique, notion assez nouvelle qui mettra des bâtons dans les roues. Quand on voit ce qui se passe déjà avec les OGM, il n'y a pas trop à craindre. L'opinion publique a plus à dire qu'on ne le croit.

    Nous fêtons aujourd'hui les 100 ans du Principe de la Relativité.
    Encore un principe qui n'a été démontré que bien plus tard.
    « C'est un devoir de donner au monde autant qu'il en a reçu » disait Einstein.
    Cela donne des possibilités et de l'imagination, non?

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  2. Bonjour Lachesis, excellent, ton texte ! A bientôt, F.

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  3. Je vois que la vie à Paris est bien plus "occupante" que Lille.

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  4. disons surtout que je n'ai toujours pas le net (et oui...) et je ne sais pas quand France telécom va passer finir les branchements. Donc du coup, en attendant je manque de temps sur les pcs. C'est plutôt ça.

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